imparfaits, libres et heureux

Imparfaits, libres et heureux 1/2

Résumé en quelques lignes : Lorsqu’on manque de confiance en soi, on a peur de se montrer tel que l’on est. On craint d’être critiqué, ou pire, rejeté. Mais au final, en se cachant, c’est soi-même que l’on rejette. Certaines personnes passent leur vie à se protéger au lieu de se développer.

Mais ce n’est pas une fatalité ! Transformer ce fardeau en une force pour nous développer, c’est ce que l’auteur nous propose. Beaucoup de personnes qui sont devenues des êtres extraordinaires manquaient cruellement de confiance en elles étant jeunes. Et c’est justement grâce à la souffrance du manque de confiance qu’elles ont trouvé la motivation pour se réaliser pleinement.

Et vous, quel choix allez-vous faire ? La sécurité dégénérescante ou l’évolution ?

Christophe André, 470 pages, publié en 2009

RESUME : Imparfaits, libres et heureux : pratiques de l’estime de soi

A.  L’importance de l’estime de soi

Lorsqu’on a une mauvaise estime de nous-mêmes, nous risquons de porter un ou plusieurs de ces fardeaux :

  • Tension intérieure
  • Sentiment de solitude, voire d’imposture
  • Comportements inadéquats par rapport à nos intérêts (manger de manière excessive, déverser sa colère sur les gens qu’on aime,…)
  • Choix de vie contraires à nos envies
  • Difficulté à demander de l’aide
  • Problèmes avec la remise en question (trop permanente et lancinante, ou au contraire, difficile voire impossible)
  • Caractère excessif des émotions négatives

Nos efforts sont alors consacrés à l’autodéfense plus qu’à la croissance : on sacrifie son développement à sa sécurité.

A l’inverse, lorsque nous avons une bonne estime de nous-même, ni trop basse, ni trop élevée, nous avons les qualités suivantes :

  • Dire ce qu’on a à dire, même si l’on a le trac
  • Rire de bon cœur si on nous chambre gentiment
  • Oser dire « non » ou « stop »
  • Meilleure résilience face aux évènements
  • Cicatriser rapidement des blessures émotionnelles
  • Se sentir digne d’être aimé, mais aussi supporter de ne plus être aimé même si ça nous rend malheureux sur le moment
  • Dire « j’ai peur » ou « je suis malheureux » sans se sentir rabaissé
  • Aimer les autres sans les surveiller ni les étouffer
  • Faire de son mieux pour réussir mais sans se mettre la pression
  • Se donner le droit de décevoir ou de rater
  • Ne pas se rabaisser quand nous ne sommes pas contents de nous
  • S’accepter tel que l’on est aujourd’hui, sans renoncer pour autant à changer demain

Aussi, une bonne estime de soi a un effet favorable sur la santé 🙂

 

B. Les 9 défis de lestime de soi

1.  Le rejet social

Lorsqu’on se sent rejeté, notre image nous renvoie à quelque chose de douloureux. Ce quelque chose, c’est nous… Alors que nous devrions nous consoler, nous nous écartons de nous, nous nous abandonnons.

« nous gagnerons plus de nous laisser voir tels que nous sommes, que d’essayer de paraître ce que nous ne sommes pas » La Rochefoucauld.

Petite astuce : lorsque l’on craint d’être jugé ou rejeté, aller vers les gens est le meilleur moyen pour noyer d’emblée nos craintes.

  • Défi : S’affirmer et pratiquer lécoute active

2.  La peur du ridicule : le combat contre la honte et l’amour propre

Lorsqu’on a honte, c’est soi-même que l’on rejette tout entier, pas seulement ses actes. La honte a une utilité sociale : elle facilite lintégration grâce au respect des règles sociales. Là où elle est porblématique, c’est lorsque la victime porte la honte à la place de son agresseur.

  • Défi : S’inspirer au lieu de comparer

3.  Envie et jalousie

L’envie est une comparaison sociale défavorable couplée à un sentiment d’impuissance à obtenir ce que l’autre possède. Sans ce sentiment d’impuissance, nous serions motivés, pas envieux.

  • Défi : Définir ce que nous souhaitons vraiment et déterminer comment y arriver.

4.  Ne pas juger

La tendance à juger nous ferme à l’expérience. On remplit le monde de soi-même au lieu de se laisser emplir, informer, éduquer par lui.

L’acceptation des autres augmente la sensation de bien-être. Ainsi peut s’enclencher un cercle vertueux : plus je vais bien, plus j’ai de facilité à la bienveillance, et plus je suis bienveillant, plus je vais bien.

  • Défi : Pardonner. Il ne s’agit pas d’oublier mais de renoncer à juger et à punir. En prime, le pardon des autres facilite le pardon de soi

5.  Gentillesse, gratitude

La gentillesse est une attention bienveillante à autrui et inconditionnelle. Elle permet de renforcer le lien aux autres, et par la même occasion, le lien à soi.

Petite précision : le problème n’est pas d’être trop gentil mais de ne pas être assez affirmé par ailleurs. Il s’agit d’être gentil tout en veillant à soi. C’est en prenant soin de nous par ailleurs que nous pouvons faire preuve d’une gentillesse inconditionnelle. Sinon, nous risquons de nourrir de la rancoeur (“après tout ce que j’ai fait pour toi !”), ou de ne pas agir de bon coeur si nous ne savons pas dire “non”.

La gratitude, c’est reconnaître le bien que l’on doit aux autres et au monde. Dans une forme plus poussée, c’est aussi se réjouir de ce que l’on doit, au lieu de chercher à l’oublier. Les bénéfices sont un meilleur bien-être et une estime de soi améliorée 🙂

  • Défi : Chaque soir avant de sendormir, penser à trois choses pour lesquelles on éprouve de la gratitude.

6.  S’attacher simplement à trouver sa place

Quand on se sent à sa place, on est plus facilement en harmonie avec soi et avec ce qui nous entoure. Nos angoisses s’apaisent, on est imprégné d’un sentiment d’évidence (« je suis là où je dois être ») et de cohérence (« c’est là que je voulais être »). Un vécu de plénitude s’installe. On cesse de se poser d’incessantes questions existentielles et identitaires.

Si on a l’impression de ne pas encore avoir trouvé sa place, on peut essayer de se sentir à sa place partout. Chaque situation, chaque difficulté présente une opportunité de progresser et de se sentir vivant. Saisissons les pour grandir !

  • Défi : Chercher les lieux où l’on se ressource, les actes où l’on se retrouve et les liens où l’on s’épanouit.

7.  L’action : l’oxygène de l’estime de soi

L’action nourrit, façonne et construit l’estime de soi. Exercer un contrôle sur les détails de sa vie quotidienne (loisirs, tâches ménagères) est favorable au bien-être et à l’estime de soi.

A l’inverse, les évitements sapent l’estime de soi et ne nous apprennent rien. Pire, ils peuvent nous rendre orgueilleux là où l’action enseigne l’humilité.

Immobiles, nous restons dans notre monde personnel. En action, nous le modifions et surtout, nous l’ouvrons : nous nous construisons, nous développons, nous épanouissons et apprenons à nous connaitre.

« Le bonheur est le résultat de l’action juste » André Compte-Sponville

Il est plus difficile d’agir, et donc risquer d’échouer, que de rêver. Mais sur notre lit de mort, ce ne sont pas nos échecs que nous regretterons. Nos inactions sont beaucoup plus douloureuses sur le long terme que les possibles échecs.

Pour faciliter l’action, changeons notre regard sur le monde : Si nous sommes plus optimistes, l’avenir nous paraîtra moins angoissant. Si nous pardonnons au lieu de juger, le monde nous semblera moins peuplé d’imbéciles. Si nous sommes plus sereins,, le monde nous paraitra plus harmonieux.

  • Défi : Changer notre regard…. et oser !

8.  Les échecs

Echouer, c’est avancer, ne pas échouer, c’est régresser.

Edison a fait 10.000 essais avant de réussir à inventer l’ampoule. Voici sa manière de voir les choses :

« Je n’ai pas échoué. J’ai simplement trouvé 10.000 solutions qui ne fonctionnent pas« . Thomas Edison

Pour tirer meilleur profit de nos échecs, et mettre un coup d’accélérateur à notre évolution, voici l’attitude à adopter face à nos échecs :

  • Réévaluer les conséquences de nos échecs passés : reconnaître que les conséquences sont moindres qu’imaginé, et le reconnaître jusqu’à en être convaincu.
  • Changer de regard : léchec est une étape indispensable à notre apprentissage !
  • Ne pas rester seul et chercher le feedback : les autres sont plus nuancés que nous…
  • Nuancer notre lecture de l’échec : sous le coup de l’émotion, nous risquons de croire que l’échec est complet (tout est râté), global (je suis entièrement nul), et général (tout le monde est au courant). La réalité est souvent beaucoup plus modérée !
  • Autopsie : revenir sur notre échec, non pour juger mais pour comprendre.
  • Agir : moins on agit, plus il est douloureux d’échouer.

Les échecs sont douloureux sur le moment même, mais ça ne dure pas. Par contre, si nos inactions sont moins douloureuses à court terme, la douleur dure beaucoup plus longtemps. Et au final, sur notre lit de mort, nos échecs ne compteront pas par rapport à la réponse à cette question :

« Ai-je vraiment vécu MA vie ? »

  • Défi : Pour les échecs passés, faire lexercice dautopsie, de nuance, et demande de feddback. Ensuite, trouver une action qui vous fait sortir de votre zone de confort.

9.  L’humilité

C’est l’essence même de l’estime de soi. Elle conduit à la liberté car elle permet de s’affranchir de son image ou des pressions compétitives.

On peut avancer à visage découvert, sans se soucier de présenter son meilleur profil.

L’humilité permet aussi de limiter naturellement la tendance au jugement. Elle facilite l’ouverture aux nouvelles idées et les bénéfices des feed-backs. En prime, elle facilite l’action : elle ne pousse pas à vouloir briller, et elle ne fait pas craindre d’échouer.

  • Défi : Identifier les choses qui nous dépassent. Les œuvres, les forces de la nature, les évènements,…

 

Dans la deuxième partie, je vous partage les 7 étapes pour avoir confiance en soi.  Cliquez ici pour y accéder.

 

Cet article vous a plu ?  Partagez-le à vos amis pour qu’ils en profitent à leur tour. Et prenez soin de vous 🙂

Achetez ce livre sur amazon :

Publié dans Auto-réalisation, Bien-être psychologique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *