Communication non violente

Cessez d’être gentil, soyez vrai !

Communication non violente

Résumé du livre en quelques lignes : prendre soin de soi pour mieux prendre soin des autres ! C’est ce que nous enseigne ce livre. Il nous apprend à utiliser la communication non-violente pour bâtir des relations profondes, durables et nourrissantes, basées sur l’authenticité plutôt que sur la gentillesse complaisante.

De Thomas d’Ansembourg, 264 pages + DVD, publié en 2014

RESUME DU LIVRE

Pourquoi apprendre la communication non-violente ?

Quand nous sommes coupés de nous-mêmes, de nos sentiments et de nos besoins, nos relations se retrouvent bien souvent coincées dans ces trois schémas :

  • Bon garçon / bonne fille :
    • On s’exprime un peu mais pas trop pour ne pas montrer que nous sommes vulnérables, sensibles et délicats
    • On écoute un peu mais pas trop car ça commence à nous taper sur les nerfs de toujours être à l’écoute des autres alors qu’on ne se sent pas écouté
  • Tyran :
    • On impose ses besoins
    • On n’écoute pas l’autre du tout
  • Victime :
    • On renonce à s’exprimer
    • On est uniquement à l’écoute de l’autre. On a une attitude de soumission et de résignation.

Généralement, on adopte le schéma du bon garçon ou de la bonne fille la plupart du temps, et quand on ne trouve plus le moyen de faire valoir nos besoins, on devient tyran ou victime.

Quand nous adoptons le schéma du bon garçon ou de la bonne fille, nous sommes dans une zone de méfiance :

  • Nous portons des masques pour nous protéger du regard de l’autre car nous avons peur de nous montrer tels que nous sommes ;
  • Nous nous sentons insécurisés par la différence et la souffrance de l’autre ;
  • Nous avons peur de devoir cesser d’être nous-mêmes pour devoir correspondre aux attentes et aux projets que l’autre a sur nous.

Mais nos peurs nous bouffent notre énergie, notre élan vital.

nice dead person

A force d’être gentils par complaisance, nous devenons des « nice dead person » selon l’expression de M. Rosenberg

Apprendre à devenir conscients de nos sentiments et de nos besoins, c’est la porte ouverte au bien-être le plus intime et au bien-être ensemble. Ça nourrit notre capacité à nouer des relations profondes, durables, et nourrissantes avec nous-mêmes, avec les autres et avec l’univers qui nous entoure :

agir dans la joie d’aimer plutôt que dans la peur de ne pas être aimé

Communication non violente

être ensemble pour échanger de la plénitude plutôt qu’être ensemble pour tenter de combler nos manques

Pourquoi sommes-nous coupés de nous-mêmes, de nos sentiments ou de nos besoins ?

Notre société met en avant le mental – la compréhension intellectuelle – au détriment des sentiments – la compréhension émotionnelle. Et nos parents n’y ont pas échappé.

Quand nous étions enfants, il arrivait que nos sentiments ne soient pas accueillis. Nos parents nous disaient des phrases comme : « vas te calmer dans ta chambre », « les gentils enfants ne se mettent pas en colère », « il y en a qui sont plus malheureux que toi » ou « ce n’est pas si grave ».

Notre cerveau a enregistré 2 messages :

  • Être adulte, c’est se couper le plus possible de ses sentiments
  • Pour être aimé et avoir ma place dans ce monde, je dois faire ce que les autres veulent que je fasse et non pas ce que je sens ou ce que je voudrais.

Cessez d'être gentils, soyez vrais !

Pour survivre et nous intégrer, nous avons cru devoir nous couper de nous-mêmes.

Cessez d’être gentils, soyez vrais !

La gentillesse complaisante est différente de la vraie gentillesse ! La gentillesse complaisante est motivée par la peur (d’être critiqué, rejeté, mal-aimé), et mène à l’épuisement. La vraie gentillesse vient d’un élan du cœur, d’un goût profond de donner et de contribuer au bien-être de l’autre.

Pour cesser d’être gentils et être vrais, voici les savoir-faire à développer :

     1) Le sens de l’empathie

L’empathie, c’est être présent à soi et aux autres : pour recevoir l’autre, nous devons d’abord être capables d’écouter et d’accueillir notre réalité intérieure.

écoute empathique

« Le plus plus grand cadeau que nous puissions offrir à nous-mêmes et aux autres, c’est la qualité de notre attention ». Richard Moss

     2) Être connecté à ses sentiments

Les sentiments sont comme les signaux d’un tableau de bord :

  • Les sentiments désagréables correspondent à des besoins non satisfaits
  • Les sentiments agréables correspondent à des besoins comblés

Attention ! il faut différencier les sentiments vrais (« je me sens triste »), des sentiments teintés d’interprétation ou de jugement (« je me sens trahi / manipulé« , qui sous-entend « tu es un traitre / un manipulateur« ).

Accuser l’autre de notre mal-être, c’est lui donner les clés de notre bien-être !

     3) Identifier ses besoins

Nos besoins de base touchent à nos valeurs humaines telles que l’identité, le respect, la compréhension, la liberté, l’entraide, la responsabilité, etc. Loin d’être égocentrique, s’occuper de nos besoins nous aide à nous sentir en équilibre.

Le simple fait de connaître nos besoins est un soulagement, même si certains ne sont pas satisfaits. En les connaissant, nous pouvons les prioriser PAR CHOIX !

Nos besoins ont plus besoin d’être reconnus que satisfaits

     4) Formuler une demande

Une demande doit être :

  • Concrète 
  • Réaliste
  • Positive
  • Négociable

Le plus important est de créer l’espace de la rencontre, même s’il est possible que nous puissions ne pas être d’accord.

Communication non violente

Le bien-être profond tient plus à la qualité de la relation qu’à la qualité de la solution !

CHRONIQUE DU LIVRE

Thomas d’Asembourg nous démontre clairement que l’apprentissage de la communication non-violente est à la base d’une relation saine tant avec soi qu’avec les autres. Il est même primordial de commencer par s’occuper de soi pour pouvoir développer une vraie générosité qui vient du cœur, et s’en nourrir plutôt que de s’épuiser.

Ce livre est une belle introduction à la communication non violente. Il contient aussi beaucoup d’outils qui ne demandent qu’à être pratiqués. C’est une belle invitation à développer l’amour de soi et l’amour des autres.

Points positifs :

  • A la fin du livre, l’auteur partage une liste des besoins, des vrais sentiments et des sentiments véhiculant un jugement, pour nous aider à développer notre vocabulaire émotionnel.
  • Le livre est illustré par beaucoup d’exemples qui permettent de sortir de la théorie, pour se faire une bonne idée de comment pratiquer la communication non-violente.
  • Thomas d’Ansembourg a organisé plusieurs voyages avec des jeunes en difficulté, en plus de son expérience de thérapeute. Cette double expérience donne beaucoup de richesse à ses illustrations.

Points négatifs :

  • Dans plusieurs passages, l’auteur laisse entendre qu’un recours à un thérapeute ou à un groupe de parole est nécessaire pour que nos sentiments soient reconnus si on n’a pas l’habitude de s’exprimer avec la communication non-violente. Les thérapeutes sont UN moyen (et sans garantie de résultat) pour que nos sentiments soient reconnus. Mais il y a d’autres méthodes qu’on peut mettre en place de manière autonome pour reconnaitre nos sentiments.
  • Le livre nous explique l’importance d’être connectés à ses émotions, mais il reste vague sur la manière de procéder.

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La version illustrée (attention, moins complète !) :


Crédit photo : ThorstenSchmitt, pict rider, gamelover, weerapat1003, Joshua Clay

Publié dans Bien-être psychologique.

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